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 Le point sur les parties cycles des MotoGP (et des autres)

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saarinen
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MessageSujet: Re: Le point sur les parties cycles des MotoGP (et des autres)   Sam 7 Nov - 9:02

Tu n'a rien pourri du tout, Thieu.
Je te remercie pour tes questions mais j'avoue mes limites pour tout ce qui touche à l'électronique. Heureusement, Motomaticien est venu à mon secours!
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motomaticien



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MessageSujet: Re: Le point sur les parties cycles des MotoGP (et des autres)   Sam 7 Nov - 11:35

Tu as raison, superkart, quand tu dis :
si on veut seulement du spectacle.. on met tous les top pilotes en promo 500 sur des CB.. ça c'ets de la course . pas du motogp...
Et j'ai bien dit que la difficulté de la FIM c'est de faire un règlement qui préserve un certain équilibre homme/machine.
Tiens, cette dernière expression me rappelle justement le discours des psychos et ergonomes que j'ai côtoyé dans mon job, et qui parlent à longueur de temps du "système homme/machine", qui est un de leurs grands dadas.
Le bon exemple est, encore et toujours, Rossi, qui a montré qu'il était capable de reconstituer chez Yamaha un système homme/machine aussi performant que celui qu'il avait chez Honda. Son propre talent de pilotage n'aurait pas suffi à lui permettre de continuer à gagner. Autre version : le système homme/machine Stoner/Ducati fonctionne et pas celui xxx/Ducati (avec xxx = Hayden, Melandri, etc...)
Et si on s'esbaudit ferme sur les belles images de pilotes en glisse, on craque tout autant pour les photos des mécaniques d'exception qui leur sont confiées...

(@ saarinen : pas de remerciements, ce fut un plaisir!)
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MessageSujet: Re: Le point sur les parties cycles des MotoGP (et des autres)   Sam 7 Nov - 11:49

@ Thieu,
exemple de limitations induites par l'homme : dans l'avion de chasse, la performance en virage serré est limitée par ce que peut supporter l'homme en terme d'accélération centrifuge, en gros 10 à 12 g (valeur très exceptionnellement supportée, et encore, pendant très peu de temps). Au-delà, tout va mal pour le sujet, alors que l'avion fonctionne parfaitement, et que les essais d'hypermanoeurabilité ont montré qu'on pouvait aller très loin. Alors pour tirer parti de ces capacités techniques, on utilise un engin sans pilote qui s'appelle le missile : SideWinger, Exocet, etc, qui manoeuvrent tout seul, avec des accélérations latérales de l'ordre de 40g (peut-être plus de nos jours, je ne suis plus ce genre de chose depuis un bon moment).
Mais cette valeur de 40g me va bien, car les toubibs disent que c'est précisément celle que prend la tête du boxeur qui se fait mettre KO, par exemple quand un adversaire comme Tyson lui en colle une bonne...
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saarinen
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MessageSujet: nt à l'influence du poids sur l'avant, compte tenu   Sam 7 Nov - 20:57

(suite)
Les défauts de comportement (d'origine vibratoire et perte d'adhérence en tous genres).
a/ Le guidonnage:
Pourquoi parler du guidonnage alors que les MotoGP ne guidonnent plus?
En fait, on en a masqué les effets par des amortisseurs de direction bien conçus, mais on n'a pas supprimé les causes.
Le guidonnage se produit en phase d'accélération modérée, sur une route horizontale ou en montée, lorsque la fourche n'est pas totalement délestée. On est dans la fameuse phase ou la fourche ne fonctionne plus du fait de la précontrainte des ressorts. La roue avant rebondit alors, et lorsque le pneu perd le contact avec le sol, il n'y a plus d'effet de chasse, et sous l'effet du poids de la roue, la fourche braque.
Le pneu reprend contact avec le sol, rappel brutal de la direction qui sur son inertie, braque dans l'autre sens, et ainsi de suite.
Il s'en suit un phénomène vibratoire qui ne serait pas trop grave s'il n'entrait en résonnance avec la fréquence propre du cadre (car un chassis n'est jamais totalement rigide - il s'agit ici de sa rigidité en torsion) et s'amplifiait très vite, jusqu'à la chute.
J'évoque ce phénomène car il est bon de garder ses causes à l'esprit. Si on ne voit plus les pilotes de GP confrontés à ce problème, les usagers que nous sommes peuvent en être victime.
Et puis, il aurait été si simple de concevoir une suspension avant sans précontrainte: il n'y aurait pas besoin d'amortisseur de direction, sans parler de l'adhérence améliorée sous faible charge.

b/ Le chattering ou dribbling
On en parlait beaucoup en 2007 quand Rossi a passé une saison noire à cause de ce phénomène que Burgess ne parvenait pas à faire disparaître.
A l'époque, le mal était mystèrieux même si on en connaissait la nature.
En fait, comme pour le guidonnage, il s'agit d'un phénomène vibratoire qui entre en résonnance avec un autre.
Burgess a tout essayé, tous les réglages, les changement de fourche, de chassis, et il a suffit de changer d'axe de roue avant et le remplacer par un plus lourd.
La fréquence propre du système "poids non suspendu ressort" dépend du poids non suspendu et de la flexibilité du ressort. Il "suffit" de changer cette fréquence qui rentre en résonnance avec celle du chassis en modifiant l'un ou l'autre (poids ou flexibilité), pour que le phénomène disparaisse.
On en parle peu aujourd'hui, simplement parce qu'on a trouvé le remède.

c/ Le louvoiement:
Je lis souvent que Stoner tord sa moto dans tous les sens (propos de journalistes) comme si le chassis de la Ducati manquait de rigidité. Tout cela est faux.
En fait, Stoner, pour maitriser la glisse, dont il use et abuse, a besoin d'une suspension "guimauve". Elle est tellement souple qu'elle pompe à chaque changement de contrainte, et si la moto parait se tordre, ce n'est que sous l'effet de ce pompage. Sa moto louvoie.
Comme je l'ai dit au début de mon exposé, les pneus arrières se sont élargis, à l'arrière surtout (190 à 200mm de large) créant un déport de leur point de contact par rapport à leur plan de sysmétrie énorme (voir figure 5). La compression de la suspension crèe un couple avec le bras de levier que représente le déport, et ce couple redresse la moto à la compression, et la recouche à la détente.
C'est ce phénomène qui donne toujours l'impression que Stoner se bat avec sa moto qui se tord dans tous les sens. Les motos japonaises possèdent un amortissement plus ferme qui les mettent généralement à l'abri de ce problème.

d/ Le surbraquage.
C'est un phénomène à peu près ignoré. Et pourtant, il découle de l'énorme différence de largeur entre les enveloppes avant et arrière.
[url=http://www.servimg.com/image_preview.php?i=52&u=11068880][/url
on voit sur ce dessin que lorsque la moto est sur l'angle, la différence de largeur des pneus fait que la droite passant par leurs points de contacts avec le sol n'est plus parallèle au plan de symétrie de la moto et tend à lui faire élargir sa trajectoire.
Sans que le pilote s'en rende compte, il surbraque.
Ce n'est pas forcément sans conséquence lorsque la moto a beaucoup d'angle, comme nous allons le voir.

e/ L'influence de la géométrie de direction sur le comportement de la moto en virage.
Les éléments qui nous intéressent sont la chasse et le déport du point de contact du pneu avant sur l'angle. Au plus le profil du pneu avant est rond, et au plus son déport est important. Il s'en suit que le segment PC (Figure6) fera un angle d'autant plus important avec la ligne d'intersection du plan de sysmétrie de la moto avec le sol, ce qui a une influence important lors du freinage. Celui ci crèe alors un surbraquage qui tend à relever la moto.
En MotoGP, le profil du pneu avant est étudié pour fournir une surface de contact croissanter avec l'angle que prend la moto, mais aussi un déport limité sur l'angle, ce qui explique que leur largeur ne dépasse pas 125mm.
Néanmoins, ce déport existe et intervient dans le comportement de la moto en virage.
N'oublions pas que les pilotes MotoGP entrent dans les virages sur les freins et la moto offre dans ces conditions une résistance plus ou moins importante selon la vitesse à la mise sur l'angle. Jusqu'au point de corde (ou un peu avant), rien ne se passe si le pilote dose correctement son frein avant, mais lorsque le pilote lache son levier de frein, le surbraquage disparait et la moto prend obligatoirement plus d'angle.
C'est un moment critique.
Puisque le frein est relaché, il reste plus d'adhérence pour la prise d'angle, et le phénomène décrit est donc positif.
Si la prise d'angle n'est pas éxagérée, et si le braquage est celui rendu nécessaire par la différence de largeur des pneumatiques, tout se passera bien. Sinon, c'est ce qu'on appelle la perte de l'avant. Cependant, il faut bien le dire, ce phénomène me parait beaucoup plus souvent lié à un excès d'optimisme du freinage sur l'angle.

Quant aux effets du poids sur l'avant, je n'y crois pas car la moto n'est jamais à vitesse constante, sans traction ou sans freinage. De ce fait, la répartition des masses est totalement fluctuante et ne saurait être mise en cause dans ces pertes de l'avant.
Plus de poids sur l'avant ou l'arrière ne peut créer un déséquilibre de comportement, car l'adhérence ne dépend pas du poids. Par contre, l'usure est plus importante sur le pneu le plus chargé et sa surface de contact doit être calculée en conséquence afin que les pneus s'usent à la même vitesse.

(à suivre)
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MessageSujet: Re: Le point sur les parties cycles des MotoGP (et des autres)   Sam 7 Nov - 21:52

ce que tu decris est la sensation qu'on a quand on prend les freins en courbe et qu'on a l'impression que la moto se redresse en contrebraquant toute seule ??

on lutte pour faire aller la moto sur la trajectoire aliors que sans freiner elle y va toute seule ..

y a t il une difference de resistance entre 2 chassis qui ont la meme chasse , mais avec des angles de chasse different et des Tes avec plus ou moins de deports ;; 25° et 35 mm ET 21° et 25 mm de deport...

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motomaticien



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MessageSujet: a   Sam 7 Nov - 22:01

@ saarinen,
comme tu le sais par ailleurs, nous sommes désormais quelques-uns sur ce forum à regarder d'un oeil plus attentif les formulations employées pour tous ces sujets techniques.
Alors, au fur et à mesure que la description de la réalité physique du comportement de l'ensemble moto/pilote va tenter de devenir plus exacte ou précise, le vocabulaire que nous emploierons les uns et les autres va devoir suivre : c'est la condition pour que tout le monde parle le même langage et évite les confusions. En gros, on passe de la conversation de comptoir au discours technico-scientifique.
On a déjà commencé à le dire, et ça va s'affiner au fil des messages, sans pour autant qu'on doive s'aventurer dans le domaine des formules et des équations.
De ce point de vue, à quelques coquilles près, tes textes précédents et leurs illustrations constituent un bon exemple de ce qu'il faut faire, et toute correction de la part de l'un ou de l'autre devra être plus perçue comme une amélioration que comme une remise en cause. Et, de mon côté, je remercie dès maintenant tous ceux qui voudront bien me faire leurs remarques sur mes propres erreurs de formulation.
En l'occurrence, l'expression : "je n'y crois pas" ne me semble pas avoir sa place. Il y a le fait observé, la tentative d'explication donnant lieu aux hypothèses expérimentales, permettant de vérifier si le phénomène est reproductible ou non, et à partir des résultats, l'élaboration d'une théorie débouchant sur des applications concrètes, conformément à la définition basique de la méthode scientifique. Les croyances de l'intervenant n'ont en principe aucune influence sur ce processus, et on a pu voir des gens ayant mené leur démarche avec rigueur, aboutir à conclure à l'opposé de ce qu'ils croyaient au départ.
Dans le cas d'espèce, je sais bien que c'est te faire un mauvais procès, mais comme je pense que ce genre de chose est appelé à se renouveler, j'ai saisi l'occasion d'illustrer, certes à tes dépens, mon propos par un exemple concret. Merci pour ta contribution, si involontaire soit-elle.

Mais en dehors des questions de forme, et au vu de tes conclusions du moment, je pense que le débat de fond n'est pas clos. Gaffe au coin du bois, il risque d'y avoir du monde...
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toni



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MessageSujet: Re: Le point sur les parties cycles des MotoGP (et des autres)   Sam 7 Nov - 23:21

saarinen a écrit:
(suite)
...La raison en est également que son articulation sur le chassis n'a pas été remise en question, si bien que la traction de chaine créant un couple de compression de la suspension arrière par rapport à cet axe d'articulation, la compression en est minimisée.

Si e est l'espace entre le brain de chaine en traction et l'axe de bras oscillant, et l l'entr'axe du bras oscillant, la force F de compression à l'axe de roue dépend de la traction de chaine T telle que:
F=T.e/l
On voit que F diminue lorsque l augmente, d'où la recherche d'une longueur maximale de bras oscillant.

Post très intéressant, merci pour les explications.
Concernant le point ci-dessus, si je comprends bien l'explication, car sans dessin c'est pas facile, tu démontres que l'effet de chaîne "comprime" la suspension. Dans la dynamique du train arrière, je pense (mais le débat est biensûr ouvert) que la seule force comprimant la suspension à l'accélération est le transfert de charge (force verticale vers le haut appliquée au point de contact pneuAR/sol). Les 2 autres forces qui interviennent (tension dans la chaîne et réaction du sol) provoquent, à mon sens, l'extension de la suspension... Entre la chaîne et l'axe de roue, il y a un roulement, si bien que la force image de la tension de chaîne se trouve appliquée à l'axe de roue arrière (on ne peut transmettre aucun couple via un roulement), avec une direction parallèle au brin supérieur de chaîne et dirigée vers l'avant. Comme le bras oscillant n'est pas horizontal mais forme un certain angle par rapport au sol, cette force légèrement dirigée vers le bas va tendre à rapprocher l'axe de roue de l'axe du pignon de sortie de boîte avec comme effet immédiat la montée de l'axe de bras oscillant qui se trouve au-dessus de la droite joignant axe de roue et axe du PSB, ce qui provoque donc la détente de l'amortisseur.
La force image de la réaction au sol de l'accélération se retrouve, pour les mêmes raisons, appliquée à l'axe de roue arrière mais est horizontale et dirigée vers l'avant. Elle contribue donc elle aussi à l'extension de l'amortisseur pour les mêmes raisons que la force image de la tension de chaîne.
Notez que ces 3 forces sont linéairement dépendantes, si on double l'accélération, l'intensité de ces 3 forces double aussi...
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saarinen
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MessageSujet: Re: Le point sur les parties cycles des MotoGP (et des autres)   Sam 7 Nov - 23:42

Oui, Superkart, sauf qu'il s'agit d'un surbraquage qui se produit avec la prise de frein et qui redresse la moto. Un contre braquage la ferait tomber.

Pour te répondre à propos de l'angle de chasse, ce qui change quand l'angle est plus important, c'est la variation de chasse avec l'assiette.
Si, au départ, deux chassis ont des angles de chasse différents et une même chasse en assiette horizontale, L'angle le plus important donnera la chasse la plus faible en assiette plongeante.

Mais la chasse ne change que très peu la valeur du couple de braquage de la direction crée par le freinage avant. C'est le déport du point de contact du pneu et l'intensité du freinage qui conditionnent avant tout la valeur de ce couple (reporte toi à la figure 6).
Ce qui est vrai pour l'angle de chasse est vrai pour le déport, bien sur.

Je reconnais bien là ton désir de rigueur, Motomaticien, et je te comprends. Néanmoins, cette phrase avait une raison d'être.
"Je ne crois pas" signifie qu'il faudrait être aveuglé par ses propres arguments pour être totalement affirmatif. Je ne veux pas être fermé au dialogue en affirmant que j'ai raison et que les autres ont tord.
Ce n'est donc que mon avis...
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saarinen
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MessageSujet: Re: Le point sur les parties cycles des MotoGP (et des autres)   Dim 8 Nov - 0:16

Bien vu, Toni. Ce que tu écris est exact...dans une certaine mesure.

A l'accélération, il y a un report de poids sur l'arrière qui va jusqu'à doubler sa charge.
La tension de chaîne a un effet très loin d'être négligeable. Sais tu que sur les premiers rapports, la traction est de deux tonnes (20000 newtons pour faire plaisir à Motomaticien et parce que c'est plus exact bien que moins parlant) ce qui représente avec e=30mm et l=500mm une compression de 120kg (flûte, 1200N, voulais je dire). Cette valeur représente plus de 50% du poids compressant la suspension en statique, pilote compris.
C'est donc très loin d'être négligeable.
Quant à l'action de la traction sur la détente de la suspension, pour une traction de 7000N (700kg qui correspond sensiblement à la traction de chaine que j'ai donnée), si, en compression, le bras fait un angle de 5° avec l'horizontale, la détente sera de 700N (70kg), ce qui n'est pas négligeable, mais nettement infèrieure à l'effet de la traction de chaîne.
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toni



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MessageSujet: Re: Le point sur les parties cycles des MotoGP (et des autres)   Dim 8 Nov - 17:33

Donc, au bilan, la suspension arrière se comprimerait systématiquement à l'accélération alors ? De ce que nous avons mesuré (télémétrie), moto en wheeling, la suspension ne s'enfonce pas ou peu et parfois même se détend complètement... ça je peux l'assurer. Le phénomène est +/- important en fonction du réglage d'assiette arrière (angle du bras par rapport au sol) mais de ce qu'on a mesuré, la tension dans la chaîne "aide" toujours l'amortisseur et "durcit" l'arrière.
Pour montrer ceci, prenons une moto sur un banc de puissance à inertie. Comme la moto ne se déplace pas, le transfert de charge sur l'arrière est nul. Subsistent alors, de part l'inertie du rouleau mis en rotation par la roue, les 2 forces suivantes : tension dans la chaîne et réaction du rouleau sur la roue. Si on visionne la vidéo ci-dessous relative à une mesure de puissance au banc, il est alors très clair que l'arrière monte à fond pendant la mesure de puissance... Et c'est normal car la seule force qui comprime la suspension arrière est le transfert de charge qui n'existe pas lors de la mesure de puissance. Si l'explication exposée était correcte saarinen, n'observerait-on pas une compression de la suspension AR dans ce cas au lieu d'une détente ?

http://www.youtube.com/watch?v=_Z2XbrAWZ08&feature=related
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Stef



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MessageSujet: Re: Le point sur les parties cycles des MotoGP (et des autres)   Dim 8 Nov - 18:33

"Donc, au bilan, la suspension arrière se comprimerait systématiquement à l'accélération alors ? De ce que nous avons mesuré (télémétrie), moto en wheeling, la suspension ne s'enfonce pas ou peu et parfois même se détend complètement... ça je peux l'assurer"

Je confirme, Toni !
Démonstration par résolution graphique :
http://technomoto.blogspot.com/2009/11/moto-en-acceleration-faible-ou-forte.html
(attention, il faut bien lire les hypothèses du calcul ! )

Malgré les résultats de l'acquisition de données, même des pilotes sont surpris de cela.
Mais si vous regardez une moto en wheeling (comme le dit Toni) le bras oscillant est toujours "détendu" (disons "pivoté vers le bas" par rapport au cadre).

Remarque : cette situation est vérifiable sur le début de l'accélération. A plus haute vitesse, il est impensable de ne pas prendre en considération la force aérodynamique. Suivant la position du centre de poussée (plus ou moins haut) on aura un effet d'appui sur l'arrière ou le contraire !
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MessageSujet: Re: Le point sur les parties cycles des MotoGP (et des autres)   Dim 8 Nov - 19:35

En wheeling, la suspension arrière est bien sûr détendue compte tenu de l'angle que le bras oscillant fait avec l'horizontale.
Pour le reste, on est complètement dépendant, là encore, de l'angle que fait le bras oscillant avec l'horizontale pendant le test pour qu'il y ait compression ou extension de la suspension.
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MessageSujet: Re: Le point sur les parties cycles des MotoGP (et des autres)   Dim 8 Nov - 20:41

Sans doute l'exemple du wheeling est-il mal choisi.
Que penses-tu de ma résolution graphique du problème ?
Dans cette démonstration je me suis limité à une moto à "suspensions figée" dans une position correspondant à la position des paramètres standards à l'arrêt. La géométrie est celle d'une sportive actuelle.
Je démontre que la suspension est en détente à l'accélération (et de plus en plus détendue au fur et à mesure que l'accélération augmente).
Il faudrait bien sûr regarder ce qui se passerait avec une moto encore un peu tassée en fin de virage et calculer l'évolution mais là c'est un peu de boulot car il faudrait faire un programme de calcul (ça devient un vrai problème dynamique) ou utiliser des logiciels que je n'ai pas.

J'imagine que les concepteurs cherchent la stabilité plutôt qu'un système divergent et qu'on parvient à un quasi maintien du bras oscillant autour d'une position d'équilibre (sauf perturbations dues aux défauts de la piste).

Mais revenons à l'observation, sur des photos par exemple (je n'ai hélas pas l'expérience du pilotage mais d'autres que moi auront un avis) :
si quelqu'un me trouve une photo d'une moto de course actuelle dont la suspension arrière est comprimée en sortie de courbe à l'accélération....je veux bien me replonger dans l'étude du phénomène pour essayer de comprendre ce qui clochait dans mon raisonnement initial. Je suis très ouvert à la critique si je peux apprendre quelque chose.



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superkart



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MessageSujet: Re: Le point sur les parties cycles des MotoGP (et des autres)   Dim 8 Nov - 21:07

on reaccelere de plus en plus tot avec les pneus moderne.. est ce que le fait d'accelerer fort moto encore tres inclinee , donc avec normalement la suspension ar/av tassee encore un peu...; ne permet pas a l'amortisseur de se detendre completement ???
le bras est plus a l'horizontale qu'a la verticale... et l'effet de chaine plus important ...???

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MessageSujet: Re: Le point sur les parties cycles des MotoGP (et des autres)   Dim 8 Nov - 21:37

Quand j'écrit "en wheeling", je veux dire en fait "accélération j'usqu'au wheeling" (roue légèrement décolée du sol et 100% de la charge sur l'arrière), pas le wheeling vertical.

Stef,
Attention aux 2 photos présentées ! Sur la première Hayden freine de l'arrière et donc il tasse l'arrière volontairement à l'accélération pour augmenter l'adhérence. En accélération sans appuyer sur le frein, l'arrière serait bien plus détendu que ça, c'est certain.

Sinon, je suis d'accord avec toi quand tu dis qu'avec la vitesse, la pression du vent appliquée au centre de poussée aérodynamique provoque inévitablement un transfert de charge sur l'arrière mais comme l'accélération diminue quand la vitesse augmente, le transfert de charge lié à l'accélération est progressivement remplacé par celui lié à la pression de l'air et il faudrait voir comment évolue le transfert de charge résultant entre l'arrêt et la vitesse max...

Etes-vous d'accord avec le fait, comme cela apparaît sur la vidéo du banc, que l'effet de chaîne détend la suspension
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MessageSujet: Re: Le point sur les parties cycles des MotoGP (et des autres)   Dim 8 Nov - 22:22

superkart a écrit:
on reaccelere de plus en plus tot avec les pneus moderne.. est ce que le fait d'accelerer fort moto encore tres inclinee , donc avec normalement la suspension ar/av tassee encore un peu...; ne permet pas a l'amortisseur de se detendre completement ???
le bras est plus a l'horizontale qu'a la verticale... et l'effet de chaine plus important ...???

En virage, comme la suspension est plus tassée, le bras est effectivement plus horizontal (2è schéma, bras gris + foncé) et donc la tension dans la chaîne provoque un peu moins d'extension car le brin supérieur de chaîne a un peu moins d'angle par rapport au bras. Par contre, la réaction d'accélération du sol sur le pneu étant horizontale, elle exercera un couple moindre sur le bras plus horizontal. Au bilan, la résultante de ces 2 forces qui poussent l'amortisseur à se détendre sera moindre et l'arrière se tassera davantage à l'accélération sur l'angle qu'en ligne droite.

Les forces en jeu (direction, sens et intensité) et leur point d'application




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MessageSujet: Re: Le point sur les parties cycles des MotoGP (et des autres)   Dim 8 Nov - 22:51

Stef a écrit:
http://technomoto.blogspot.com/2009/11/moto-en-acceleration-faible-ou-forte.html


Super bien fait et tu arrives aux mêmes conclusions que moi steph, mais avec une approche plus théorique...
Si la tension dans la chaîne ne provoquait pas la détente de l'amortisseur, on aurait un écrasement énorme de l'arrière ! En effet, si on regarde les forces et leur point d'application sur le 2è schéma, le couple dans le sens de la compression qu'exerce la force image de la charge au sol (petite force verticale dirigée vers le haut) par rapport à l'axe du bras est beaucoup plus important que celui exercé par la réaction au sol liée à l'accélération (d'une intensité comparable) dans le sens de la détente (du moins tant que le bras est incliné par rapport au sol). Il est clair que la tension dans la chaîne est la force qui est la plus importante dans le phénomène de détente de l'amortisseur...

En fait, de ce que nous avons relevé, pour une course morte de 30mm à l'arrière (moto + pilote), l'amorto ne se comprime ni ne se détend à l'accélération. Ensuite, on a joué sur l'assiette AR en modifiant la course morte de l'amorto. En-dessous de 30mm de course morte (assiette AR plus haute), l'amorto se détend d'autant plus fort que la course morte diminue, et au-dessus de 30mm (assiette AR plus basse), il se comprime d'autant plus que la course morte augmente.


Dernière édition par toni le Dim 8 Nov - 23:24, édité 1 fois
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Stef



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MessageSujet: Re: Le point sur les parties cycles des MotoGP (et des autres)   Dim 8 Nov - 23:16

Toni, je suis aussi d'accord avec ce que tu racontes mais la moto sur un banc dévie un peu le problème car elle est maintenue et non pas "libre sur la piste". Néanmoins c'est assez démonstratif.
Personnellement, plutôt que parler d'effet de chaine j'aime mieux parler d'effet bras oscillant. En fait c'est un effet conjugué du choix d'une roue arrière motrice et du choix d'un bras oscillant pour la tenir. La rotation de ce bras et la rotation de la roue se font autour de deux axes parallèles. C'est le début des soucis.
Le brin tendu de la chaine passe toujours au dessus de l'axe de bras oscillant et la force de traction de cette chaine induit donc toujours une compression de suspension à l'accélération. Mais elle n'est pas seule à agir et c'est surtout l'importance de la composante horizontale de l'action du sol sur le pneu qui provoque au final une détente, si le bras oscillant n'est au départ pas trop enfoncé.
Les schémas de forces que tu donnes (je les ai déjà vues ici et ailleurs mais je n'en connais pas l'auteur) ne me paraissent pas très rigoureux et explicites mais je reste d'accord avec tes conclusions.

L'image (déjà donnée) avec le bras en position "standard statique" :
dans ce cas, la somme des moments par rapport à l'axe de bras oscillant (moment de la force rouge représentée + moment de la force exercée par la chaine) est inférieur à celui exercé à l'arrêt donc DETENTE.



Le même schéma avec la suspension arrière enfoncée :
Dans ce cas, le bras de levier "un peu moins court" entraine (si la force rouge est identique) un moment supérieur donc peut-être une compression si ce moment dépasse la valeur existante à l'arrêt.
Mais on peut imaginer (encore une fois je ne suis pas pilote) qu'on ne met pas toute la sauce quand on est encore penché. Donc cette "force rouge" (force sol / pneu) a sans doute une intensité plus faible.
Et cela vaut mieux que de faire le YOYO à chaque sortie de virage !


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toni



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MessageSujet: Re: Le point sur les parties cycles des MotoGP (et des autres)   Dim 8 Nov - 23:48

Stef a écrit:
...Le brin tendu de la chaine passe toujours au dessus de l'axe de bras oscillant et la force de traction de cette chaine induit donc toujours une compression de suspension à l'accélération...

Ce serait vrai, selon moi, si on imaginait que la roue arrière était soudée sur son axe. Hors, la chaîne applique sa tension à l'axe de roue (et donc au bras) au travers d'un roulement qui ne peut lui, contrairement à un montage fixe type "soudé", transmettre aucun couple au bras. La tension dans la chaîne se trouve donc reportée au niveau de l'axe de roue et ça change tout dans le raisonnement. En effet, ça permet de comprendre pourquoi l'amorto subit encore un effort dans le sens de la détente même quand le bras est horizontal et que la réaction d'accélération, horizontale elle aussi et appliquée à l'axe de roue, n'applique plus aucun couple au bras...

Ca dépend maintenant peut-être des "ensembles" considérés pour le raisonnement (moi j'isole le bras, toi tu travailles sur l'ensemble roue/bras). Le principal étant alors d'arriver aux mêmes conclusions.

PS : les schémas sont ceux d'Andrew Trevitt de Sportrider
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Stef



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MessageSujet: Re: Le point sur les parties cycles des MotoGP (et des autres)   Lun 9 Nov - 8:47

Sur les 2 derniers schémas que j'ai donnés je n'ai représenté que l'action du sol sur le pneu mais il y a 4 forces :
- sol /pneu
- chaine / couronne
- châssis /bras
- biellettes / bras

Qu'il y ait un roulement ou pas ne change rien au moment appliqué. C'est l'effet sur le mouvement qui change. Ici effectivement la roue tourne !

Bien sûr que l'axe de roue est sollicité mais par la combinaison de :
- la force chaine /couronne
- la force sol / pneu
Si on isole la roue, celle-ci est "en équilibre" sous l'action de 3 forces dont les supports sont concourants : les deux pré-citées et la force bras / axe de roue. Cette dernière est la force la plus intense.


En fait, ma démarche n'est pas celle d'isoler (je vois qu'on parle le même langage) l'ensemble {bras + roue } car ce n'est pas commode avec 4 forces d'un coup.

Dans l'ordre, j'isole :
- la moto avec son pilote
- puis la roue arrière
- puis le bras oscillant
- puis le basculeur de suspension (d'où l'obtention de la force de compression de l'amortisseur)
(pour les biellettes en équilibre sous l'action de 2 forces c'est plutôt direct).

Je n'ai pas voulu tout détailler pour ne pas noyer le forum mais je suis plus précis sur mon blog :
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Dis-moi ce que tu en penses, ça me permettra de progresser. Merci.

Quand on isole le bras (après le schéma précédent) ça donne ceci :
(désolé pour l'échelle inadaptée mais j'ai voulu conserver la même avec plusieurs valeurs d'accélération)
La force en jaune est celle des biellettes de suspension sur le bras.
Elle permet ensuite de calculer la force de compression de l'amortisseur.
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MessageSujet: Re: Le point sur les parties cycles des MotoGP (et des autres)   Lun 9 Nov - 10:02



Imaginons le même schéma mais en considérant la moto sur le banc de puissance évoqué plus haut. Comme il n'y a pas de transfert de charge, la composante verticale de la force sol/roue est moins importante, tandis que la composant horizontale est identique (même accel), et le vecteur est alors davantage couché, ce qui explique la détente dans ce cas. Seul le transfert de charge joue dans le sens opposé.
Notez que sur le banc, la moto est sanglée de l'arrière pour garantir une bonne adhérence roue/rouleau et le gars est assis sur la moto. Ca n'empêche pas l'arrière de monter à fond même si le bras est beaucoup plus plat sanglé que libre. Il vient que même avec un bras chargé et donc relativement plat, l'effet de chaîne remontant l'arrière est bien présent...
Je vais lire attentivement ton blog Steph, il mérite vraiment qu'on s'y attarde pour bien comprendre ce que tu veux expliquer avant d'éventuellement réagir. Je sens que je vais apprendre pas mal de choses
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MessageSujet: Re: Le point sur les parties cycles des MotoGP (et des autres)   Lun 9 Nov - 10:06

Ces points de vue me semblent très intéressants.
Nous sommes tous d'accord pour dire que le transfert du poids à l'accélération crèe un couple de compression de la suspension arrière par rapport à l'axe d'articulation de bras oscillant sur le chassis.
Pour moi, le problème est de savoir si la tension de chaîne qui crèe un couple de compression est compensé ou non par la réaction de la liaison sol/pneu à l'accélération.
Dans l'exemple que j'avais pris plus haut, la chaine passait très près de l'axe de bras oscillant (30mm), mais l'angle que faisait le bras oscillant avec l'horizontale était peut être un peu faible aussi.
Prenons un autre exemple avec un brain de chaine en tension 50mm au dessus de l'axe de bras oscillant, et un bras oscillant ayant un angle de 20° par rapport à l'horizontale:
Le couple de compression est de 20000N (toujours la valeur prise en exemple) x 0.05 = 1000N.m
Le couple de détente est de 6600N x 0.36 x 0.5 = 1188N.m
0.5m est la longueur de bras oscillant prise déjà dans l'exemple précèdent.
Je prends comme paramètre un diamètre de couronne arrière égal au 1/3 du diamètre exter du pneu.

20° me semblent éxagérés comme valeur angulaire du bras oscillant en compression, et la chaîne est en frottement permanent sur le bras oscillant (par l'intermédiare d'un patin, ce qui représente moins de 50mm de distance), si bien que ses valeurs me paraissent donc limites.
J'en déduis que au mieux, les couples de compression et d'extension de suspension s'équilibrent, mais que la compression l'emporte plutôt sur l'extension (avec moins de 20° et moins de 50mm).
Si l'on tient compte maintenant du transfert de poids, il y a toujours compression de la suspensionn arrière à l'accélération.
Je me trompe?
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MessageSujet: Re: Le point sur les parties cycles des MotoGP (et des autres)   Lun 9 Nov - 11:08

pas evident tout ça !!

pour donner mon avis
saarineen , toi qui roule sur une RSV comme moi , ma premiere RSv 99 s'ecrasait a chaque acceleration... et si on durcit le ressort d'amortiseur on arrive pas a un bon compromis detente/compression... surtout avec des pilotes leger...
sur la RSV 2001 , aprilia a modifie le triangle et biellette de suspension ainsi que le ressort .. les motos s'ecrasent moins
maintenant , sur mon proto , base sur le modele 99 , j'ai rehausse le bras de 7.5 mm vers le haut , et je n'ai plus de compression de l'amortisseur

je pense qu'il y a une limte au systeme. si la courronne est trop grande , ou le bras deja a l'horizontal (ou plutot les 3 axes roue/bras-pignon )presque aligne.. l'amortisseur aura tendance a se comprimer
si la couronne et plus petite et le bras plus inclinee l'amortisseur se detendra

il doit y avoir une limite ou equilibre , donne par les reglages d'amortisseur / diametre de couronne et positions des 3 axes sur les differentes motos.

maintenant ..qu'est ce qui est le meilleur..
assoir l'ar.. plus de chasse a l'accel ou moto qui elargie...
stabiliser l'ar...(en gardant les 30mm de course comme l'a dit Toni)
detendre l'ar ... moins de chasse(gros guidonnage) mais plus d'adherence avec le CDG plus haut ??)

il y a aussi un autre effort qui comprime l'amortisseur a l'acceleration sur certaine moto (moteur). un copain a un mono 640Ktm monte piste.. a chaque acceleration sur la bequille sans vitesse enclenche.. l'amortisseur se comprime et l'ar de la moto baisse de 50 mm..... et pourtant il a un amortisseur en bon etat..

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ne te fie pas a tes yeux , ils ne te montrent que des limites.." je sais plus qui a ecrit ça , mais ça me plait bien !!
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MessageSujet: Re: Le point sur les parties cycles des MotoGP (et des autres)   Lun 9 Nov - 11:57

toni a écrit:
Stef a écrit:
...Le brin tendu de la chaine passe toujours au dessus de l'axe de bras oscillant et la force de traction de cette chaine induit donc toujours une compression de suspension à l'accélération...

Ce serait vrai, selon moi, si on imaginait que la roue arrière était soudée sur son axe. Hors, la chaîne applique sa tension à l'axe de roue (et donc au bras) au travers d'un roulement qui ne peut lui, contrairement à un montage fixe type "soudé", transmettre aucun couple au bras. La tension dans la chaîne se trouve donc reportée au niveau de l'axe de roue et ça change tout dans le raisonnement. En effet, ça permet de comprendre pourquoi l'amorto subit encore un effort dans le sens de la détente même quand le bras est horizontal et que la réaction d'accélération, horizontale elle aussi et appliquée à l'axe de roue, n'applique plus aucun couple au bras...

Ca dépend maintenant peut-être des "ensembles" considérés pour le raisonnement (moi j'isole le bras, toi tu travailles sur l'ensemble roue/bras). Le principal étant alors d'arriver aux mêmes conclusions.

PS : les schémas sont ceux d'Andrew Trevitt de Sportrider


La demarche est bonne, et le raisonnement aussi. Si on veut savoir ce qui se passe sur le bras, c'est effectivement lui qu'il faut isoler. Une fois que c'est fait, on verra qu'il y aura le meme effet, qu'on considere une moto sur la route ou sur un banc (en gros).

Les efforts qui s'appliquent au bras sont les suivants :
- la reaction du chassis sur le bras, par l'intermediaire des roulements de bras,
- la reaction de l'amortisseur sur le bras oscillant. On supposera que cette liaison ne transmet pas de moment (rotule parfaite)
- la reaction de l'axe de l'axe de roue sur le bras, par l'intermediaire des roulements de roue. Il est complique a determiner, comme on va le voir.

Pour savoir si le bras va dans un sens ou dans l'autre, il convient de regarder les moments qui s'exercent sur lui, et de regarder dans quel sens ils vont faire tourner le bras.

Considerons les moments autour de l'axe du bras oscillant. Comme ca, ca elimine la contribution de la reaction du chassis. Il reste a considerer les moments lies aux reactions de l'amortisseur et de l'axe de roue.

Dans tous les cas (enfin, pour une moto en conditions "normales" d'utilisation), l'amortisseur tend a ecarter le bras du chassis, et va donc faire tourner le bras dans le sens de la detente, pour faire en sorte que l'axe de roue "descende" par rapport a l'axe de bras oscillant.

L'autre effort, plus complique a analyser, est celui qui resulte de la tension de la chaine et de la reaction du sol sur la roue, transmis par l'axe de roue au bras. Pour que ca soit clair, je me permets de faire reference au dessin de stef (le premier de son dernier post avant le mien. D'ailleurs, tu les fait avec quoi, tes dessins? Ils sont tres chouettes). Sa fleche bleue (bras oscillant / roue arriere) est l'oppose de l'effort qui m'interesse ici. Il est porte par la meme direction, mais il est dirige du bas vers le haut, et est applique au niveau de l'axe de roue. Je disais precedemment que sa direction etait delicate a determiner, pour deux raisons :

- la premiere, sur son dessin, stef fait l'hypothese que l'acceleration est nulle (la somme des force vaut zero). Dans la vraie vie, c'est pas tout a fait le cas. La diference qu'on aurait entre la somme des forces et zero, ca serait le produit de la masse de la roue et de l'acceleration du centre de la roue. Ca, a la limite, on peut l'estimer "facilement" (calcul, ou telemetrie)
- la deuxieme, c'est la direction de la reaction du sol sur la roue. Cet effort depend de la nature du contact entre la roue et le sol, du pneumatique, et on ne sait pas tres bien modeliser tous ces effets. Stef a donc fait une autre hypothese pour son dessin, qui me semble realiste. Mais il faut bien garder a l'esprit que le resultat qu'on ennonce est lie (fortement!) a cette hypothese de la nature de la reaction du sol sur la roue.

Donc, en faisant les memes hypotheses que Stef, il faut determiner le moment de cet effort par rapport a l'axe de bras oscillant. Si la fleche bleue, en la faisant partir de l'axe de roue, passe sous l'axe du bras oscillant, alors cet effort aura tendance, comme l'amortisseur, a ecarter le bras du chassis, et donc a faire descendre l'axe e roue, et donc a aider la detente de l'amortisseur. Si, en revanche, cette fleche passe au dessus de l'axe du bras oscillant, alors l'effet sera inverse, a savoir que cet effort aura tendance a faire comprimer l'amortisseur.

Pour savoir si le bras va descendre ou monter, il faut donc faire la somme de ces deux effets. Si les deux effets vont dans le meme sens, on aura une detente "rapide" de l'amortisseur a l'acceleration. Si, au contraire, les deux effets vont dans des sens differents, il faut savoir lequel des deux est le plus important. Vues les photos, et les retours d'experiences des nombreux pilotes presents ici, il semble que la detente de l'amortisseur, dans ces cas la, l'emporte sur sa compression.

Ces effets sont bien evidemment dependant de l'adherence (pour connaitre precisement la direction de la fleche bleue), ce qui explique que le phenomene n'est pas aussi visible pour une moto sur un banc. Plus l'adherence sera importante, plus cette fleche bleue sera horizontale (enfin, parallele au sol, au point de contact de la roue arriere). Si l'adherence est faible, l'effet de cette force sera moins important. Ca depend aussi de l'orientation du bras. Sur une moto de cross, ou le bras est tres incline, la fleche bleue passera beaucoup plus facilement sous l'axe du bras oscillant, facilitant ainsi la detente de l'amortisseur. Enfin, ca depend aussi de l'assiette par rapport au sol. Selon que la piste monte ou descende, la resultante du poids interviendra differement dans l'equilibre global, et ca modifiera donc l'orientation de la fleche bleue, privilegiant l'ecrasement dans un cas, et la detente dans l'autre. Et ca, j'imagine que les pilotes presents ici pourront le confirmer.

On ne peut donc pas etre categorique en affirmant que les motos s'ecrasent a l'acceleration, mais on ne peux pas non plus affirmer le contraire. Ca depend de beaucoup de parametres, dont celui de l'adherence, qui est difficilement maitrise, puisqu'il depend des pneus, mais aussi de la piste, de son etat, la temperature, etc.

edit : Et, j'oubliais, ca depend aussi de la suspension et de sa cinematique.

re edit : J'oubliais aussi, comme l'a dis Pepe sur l'autre sujet, tous les effets d'inerties qui peuvent contribuer a charger plus ou moins la roue arriere, modifiant encore l'orientation de cette fameuse fleche bleue Wink


Ce raisonnement n'est pas correct, et les conclusions non plus, donc. J'ai elude le fait qu'on a un pivot au niveau de l'axe de la roue arriere et de l'axe du bras, que l'effort de la chaine est un effort interieur. Du coup, on peut se contenter d'un raisonnement geometrique, qui revient a ce que dit Pepe. Seuls comptent l'alignement de l'axe de roue, du bras et du PSB, et l'orientation du bras par rapport a l'horizontal.

Si les points sont alignes, et le bras parfaitement horizontal, on peut pousser tant qu'on veut, il se ne passera rien. L'equilibre est instable (a rapprocher du flambement), mais tout est aligne, donc rien ne bouge.

En revanche, si on incline le bras vers le haut (axe du bras plus haut que l'axe de roue), la poussee de la roue sur le bras tend a "alleger" la moto, l'amortisseur se detend, et la tension de la chaine amplifie le phenomene. Si, on contraire, le bras est incline dans l'autre sens, a l'acceleration, on charge le cadre, et donc on comprime l'amortisseur. La tension de la chaine contribue alors a le comprimer encore plus.

Si les trois points ne sont pas alignes, faut regarder ce que ca dit, les deux effets pouvant se sompenser Very Happy

Ce que j'avais ecrit hier me turlupinait, je voyais qu'il y avait un truc louche, mais j'arrivais pas a remettre le doigt dessus. Merci a Pepe qui, avec ses formulations non standards (pour un mecanicien, du moins), m'a fait me repencher sur le truc, quand j'ai essaye de comprendre ce qu'il voulait dire par "dans un systeme axial, les efforts s'annulent sur l'axe".


Dernière édition par Thieu le Mar 10 Nov - 14:46, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le point sur les parties cycles des MotoGP (et des autres)   Lun 9 Nov - 12:04

J'avais oublié que tu était RSViste toi aussi. J'adore cette moto.
Pour en revenir à notre sujet, c'est vrai que selon le réglage de la suspension arrière, et sa courbe de flexibilité définie par la géomètrie des biellettes, la suspension se tassera plus ou moins à l'accélération, conditionnant le fameux alignement (ou non alignement) des 3 points que tu évoques. Compte tenu du diamètre de couronne choisi, on pourra avoir la traction de chaine qui l'emportera sur la réaction de la liaison pneu/sol par rapport à l'axe de bras oscillant, il y aura compression, ou l'inverse et il y aura détente.
Mais dans les deux cas, nous faisons abstraction du transfert de poids à l'accélération qui lui, sera toujours présent.
Sommes nous d'accord là dessus?

Le dernier point que tu mensionnes (l'inertie du moteur) est un autre élément qui dépend du sens de rotation du moteur, et qui est plus sensible quand le moteur n'est pas en prise (boite au point mort).
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