1979. Merci
Papy de raviver mes souvenirs persos...
Car j'ai suivi toute la saison et j'étais à Silverstone ce 12 août. Vous remarquerez sur les images le nombre incroyable de motos en piste, à comparer avec le plateau famélique MGP de notre époque actuelle.
Roberts plus constant et vainqueur de 5 GP sur 12 (en 500) l'emporta au Championnat devant
Ferrari (1 victoire) et
Sheene (3 victoires) mais pas mal d'inconstance et de résultats blancs.
Hartog (
toujours au top à Assen, son GP, mais qui gagna en ... Allemagne),
Van Dulmen et
Ireland (!) seront les autres vainqueurs de l'année avec comme pour
Ferrari une seule victoire au compteur.
12 GP
(en fait 13, mais pas de 500 à Brno en Tchécoslovaquie - pourtant un des tracés préférés du Championnat de nos jours, comme quoi...- je ne sais d'ailleurs plus du tout pour quelle raison. Il est possible qu'on parle là de l'ancien tracé, jugé trop dangereux, mais je ne m'en souviens plus. Et là je n'y était pas), 6 vainqueurs et
Suzuki champion du Monde constructeurs...
Tom Herron, un des pilotes
Suzuki et coéquipier de
Sheene se tue en Irlande, dans une course hors GP...
Hailwood aura sa moto pour courir le TT. Et gagnera avec, sur cette foutue
île de Man (magnifique endroit par ailleurs) si meurtrière en pilotes de talent...
Alors oui, beaucoup de privés avec des RG 500, mais ce sont les "usines"
(11 motos dont 3 Yamaha - une pour notre Sarron national - 5 Suzuki et... 2 Honda) qui trustent les victoires comme toujours ! (
enfin, pas les Honda... ni la Morbidelli que j'avais oubliée dans un coin de ma mémoire) De temps en temps, on assistera à l'exploit d'une machine privée qui parvient à tirer son épingle du jeu et à se mettre en valeur...
Qui se souvient du néo-Zélandais
Dennis Ireland ? et de
Kenny Blake, ou encore de
Gary Lingham ? Ces trois garçons formaient pourtant le podium du GP de Belgique 500, à Spa ! Bon, OK, faut juste préciser que la plupart des pilotes n'ont pas pris le départ pour une histoire (belge) de revêtement trop neuf et trop glissant qui part en lambeaux... Le circuit a été raccourci à la demande des pilotes, mais le nouveau tracé est trop hâtivement réalisé et cette histoire de goudron met la révolte dans le paddock. Boycott de la course au désespoir des Belges.
Alors, en 50, 125, 250 et 500
(les sides aussi, moins regardant car là tout le plateau court) seuls quelques privés opportunistes se lancent dans un simulacre de GP pendant que les usines remontent la plupart des motos dans les camions et repartent déjà vers la Suède !
(enfin façon de parler, le GP est trois semaines plus tard..)La prime de départ permettant à certains de respirer un peu, c'est humain. Parfois c'est là leur seul moyen de pouvoir aller au GP suivant en rentrant un peu de sous...
...
Cette année là, à
Rijeka, pour le GP d'Adriatique, le bouillant italien chevelu et fantasque
Rossi gagne enfin son premier GP 250 avec sa Morbidelli d'usine, portant le numéro 46. C'est la même année qu'il est devenu (le 12 février, juste avant le début de la saison, quelques mois plus tôt) père d'un petit garçon qui s'appellera
Valentino...
À noter que c'est sur ce GP précisément que
Honda (qui revient en 500 après 12 ans d'absence) engage pour la première fois et sous les moqueries des autres constructeurs
deux motos 4 tps, qualifiées en dernière ligne, 4 tours en queue de peloton pour
Katayama, champion du monde 350 sortant... et
Grant ne fera pas 100 m en course, se crashant au bout de la ligne droite des stands...
Trois semaines plus tard,
Bertin en 125 et
Fernandez en 350 font hurler le public du Bugatti, en remportant chacun leur GP national. Deux français gagnant chez eux, chacun dans leur catégorie... C'est arrivé depuis au GP de France, un truc pareil ?
C'est aussi cette année-là que
Pons deviendra le premier Français Champion du Monde moto, toutes catégories confondues, en remportant le titre 750...
C'était il y a bientôt trente ans, en direct de mes souvenirs...
S7
_________________
Number 7 for ever in my heart